Jean-François Reding

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Jean-François Reding est né au château de Messancy, du second mariage de Johan Reding, en 1775.
Les registres de Beaufort (Oeuvres de Loi) nous apprennent que les édiles de Beaufort l’ont réprimandé et ont condamné son père à une amende parce qu’il avait péché du poisson dans un étang privé.
D’après François,  son père a perdu presque toute sa fortune lors du siège de Luxembourg en 1795-1796, l’obligeant à partir  sur les routes comme compagnon-orfèvre.
Il aboutit chez Suzanne Rive, veuve de l’orfèvre Radthoff à Dorsten, une ville proche de Essen en Allemagne.
A 23 ans, en juillet  1798, 1 mois après le  décès de son père,  il épouse Suzanne Rive.
Suzanne est fille d’un médecin de Dorsten.
Elle lui donnera deux filles: Suzanne en 1800 et Marie-Rose en 1801.
En 1803-1804 les époux ne s’entendent plus. Suzanne est retourné vivre chez sa mère, et François est dépressif et boit.
Il s’ensuit un proces dont les actes nous sont heureusement parvenus.

En 1807 il est parrain de Franz Goebel, à Beaufort, où il semble temporairement installé.
Quelques années plus tard on le retrouve établi comme orfèvre à Bastogne.
Il y épouse Marie Christine Guilleaume en 1821.
Ils ont un fils. Jacques.

Il vit séparé de corps de Suzanne Rive depuis longtemps.
Il se considère comme divorcé de Suzanne Rive.

Mais quelqu’un ne l’a pas compris comme ça, et porte plainte.
On ne sait qui: les pièces de procès ont disparu.
Il est accusé de bigamie: le mariage avec Suzanne Rive n’a jamais été dissous.
Ce serait d’ailleurs impossible: la Prusse ne reconnait pas le divorce.

Il est condamné par la cour d’Assises.
Il va en cassation. Il est convaincu de son bon droit.

Il est débouté, et condamné à 5 ans de réclusion, à Vilvorde.

Marie-Christine Guilleaume demande le divorce en 1828: elle explique qu’il lui est impossible de rester mariée avec quelqu’un qui est condamné à la réclusion.
La pression sociale est trop forte.

Marie-Christine se remariera en 1829.

Jacques mourra en 1842, à Mabompré

Jean-François mourra en 1857, à 81 ans au dépôt de mendicité de Mons.

Sa fille Suzanne épousera Bernard Nientiedt, de Munster, dont une descendance importante.
Sa fille Marie-Rose épousera Johan Peter Arntzen. Le couple n’aura pas d’enfants et Marie-Rose laissera un héritage substantiel à ses neveux et nièces, évalué à 43.000 mark.
(un fonctionnaire gagnait à l’époque aux alentours de 1500-3000 mark par an)

 


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